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Octobre 2019

Au cours des 20 prochaines années, les grandes zones urbaines du Québec se partageront l’essentiel de la croissance démographique selon l’ISQ.

L’Institut de la Statistique du Québec (ISQ) a publié le 17 octobre dernier un bulletin Données sociodémographiques en bref, qui présente les projections démographiques 2016-2041 à l’échelle des municipalités régionales de comté (MRC). Cette publication fait suite aux perspectives démographiques du Québec et des régions, 2016-2066, diffusées par l’Institut en juillet dernier.

Selon ce bulletin, si les tendances démographiques récentes se maintiennent, 64 des 104 MRC du Québec compteront plus d’habitants en 2041 qu’en 2016. Dans les 40 autres MRC, généralement moins populeuses, c’est plutôt un déclin démographique qui est projeté.

Dans son ensemble, la population du Québec devrait croître de 14 % entre 2016 et 2041.

Voici le résumé des résultats détaillés tirés du communiqué de presse de l’ISQ.

Une population en croissance dans les MRC de Montréal et des régions adjacentes

Toutes les MRC des régions administratives des Laurentides, de Lanaudière et de la Montérégie, ainsi que Montréal et Laval, devraient compter plus d’habitants en 2041 qu’en 2016.

  • Mirabel, dans les Laurentides, arrive en tête de liste avec une croissance projetée de 45 % en 25 ans,
  • la MRC de La Rivière-du-Nord devrait afficher une hausse de 34 %.
Sept MRC du Québec susceptibles de voir leur population baisser de plus de 15 %

Dans les autres régions du Québec, MRC en croissance et MRC en déclin se côtoieront, sauf en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord, où toutes les MRC pourraient connaître une décroissance. Sept MRC pourraient perdre plus de 15 % de leur population, dont deux MRC de la Côte-Nord, qui enregistreraient les plus fortes baisses entre 2016 et 2041 : Le Golfe-du-Saint-Laurent (-24 %) et La Haute-Côte-Nord (-21 %).

Le vieillissement perceptible dans toutes les MRC, mais à des rythmes différents

Que leur population soit en croissance ou en décroissance, toutes les MRC connaîtront un vieillissement de leur population. Alors qu’en 2016 la part des personnes de 65 ans et plus était supérieure à 25 % dans 16 des 104 MRC, pas moins de 90 d’entre elles auront franchi ce seuil en 2041.

Le vieillissement démographique se reflétera cependant à des rythmes différents dans les 104 MRC. Si dans l’ensemble de la population québécoise la part des 65 ans et plus devrait passer de 19 % en 2019 à 26 % en 2041, sept MRC pourraient afficher en 2041 une part d’aînés égale ou supérieure à 40 %. Il s’agit de :

  • la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine, du Rocher-Percé et de La Haute-Gaspésie (Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine);
  • Témiscouata (Bas-Saint-Laurent);
  • Mékinac (Mauricie);
  • La Haute-Côte-Nord (Côte-Nord);
  • L’Islet (Chaudière-Appalaches).
À l’autre extrémité, Caniapiscau (Côte-Nord) de même que l’Administration régionale Kativik et Eeyou Istchee (Nord-du-Québec) demeurent les trois MRC où la part des aînés sera la moins élevée. Cette part est néanmoins appelée à plus ou moins doubler, pour atteindre entre 6 % et 13 % en 2041.

La part des personnes de 20 à 64 ans en diminution dans presque toutes les MRC – une autre facette du vieillissement de la population

Ce groupe d’âge, qu’on associe au bassin de main-d’œuvre potentielle, devrait voir son poids diminuer dans quasiment toutes les MRC du Québec d’ici 2041, allant jusqu’à représenter moins de 45 % de la population dans les MRC suivantes :

  • Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine (Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine);
  • Les Basques et Témiscouata (Bas-Saint-Laurent);
  • L’Islet (Chaudière-Appalaches);
  • Mékinac (Mauricie).

Fait intéressant, seules 10 MRC compteraient une part de personnes de 20 à 64 ans supérieure à 55 % en 2041. Les parts les plus élevées devraient s’observer dans les MRC de Caniapiscau (Côte-Nord), de Montréal, de La Jacques-Cartier (Capitale-Nationale) et de Mirabel (Laurentides).